Hans Richter, 1948, une oeuvre au rythme du siècle
Dans les années 1940, Hans Richter ne peint pas pour “continuer” une carrière: il peint pour survivre intellectuellement au siècle.
Exilé aux États‑Unis, il y arrive avec un bagage historique — expressionnisme des années 20 , Dada à Zurich, abstraction rythmique, cinéma expérimental.
Richter se retrouve au cœur d’un mouvement où tout se recompose: les réseaux européens se déplacent, New York change d’échelle, la guerre a laissé une onde de choc et la guerre froide impose déjà ses récits.
Cette décennie n’est pas pour lui un chapitre de plus: c’est le point où l’art redevient pour lui une nécessité absolue.