Hans Richter, 1948, une oeuvre au rythme du siècle
Dans les années 1940, Hans Richter ne peint pas pour “continuer” une carrière: il peint pour survivre intellectuellement au siècle.
Exilé aux États‑Unis, il y arrive avec un bagage historique — expressionnisme des années 20 , Dada à Zurich, abstraction rythmique, cinéma expérimental.
Richter se retrouve au cœur d’un mouvement où tout se recompose: les réseaux européens se déplacent, New York change d’échelle, la guerre a laissé une onde de choc et la guerre froide impose déjà ses récits.
Cette décennie n’est pas pour lui un chapitre de plus: c’est le point où l’art redevient pour lui une nécessité absolue.
Manger comme on collectionne : rareté, accès, récit
Et si la nourriture était en train de vivre ce que l’art a déjà vécu:
provenance sacralisée, rareté organisée, éditions limitées, marché secondaire ?
Les signaux sont riches d’enseignements et disent beaucoup de nos mécanismes sociaux.
Mange-t-on encore… ou acquiert-on ?
Cherche-t-on un goût, ou un accès ?
Et surtout: quand le goût devient rare, que devient-il socialement ?
Sangwoo Kim | perspective: Le design Coréen contemporain
C’est à travers les notions de méditation bouddhiste, d’universalité, de nature, d'harmonie que l'esthétique coréenne se révèle et se réinvente.
Chez Sangwoo Kim, elle prend la forme de sculptures aux formes pures revisitées basées sur la nature, les montagnes, l'océan, le vent, réalisées avec des matériaux et des techniques puisés dans une longue tradition ancestrale!
Un des points remarquables communs aux artisanats traditionnels coréens, est la notion de temps: ces techniques nécessitent du temps qui commence avec l’apprentissage et se retrouve dans l’élaboration de l’oeuvre à travers l’accomplissement de soi, mais que l’on retrouve également à travers les exigences du matériau et la multiplicité des étapes seules garantes d’une solidité et d’une pérennité quasi millénaire.